Les XX et La Libre Esthétique

Entre 1883 et 1893, le cercle artistique Les XX, sous la houlette de son secrétaire Octave Maus, se pose en forum influent de l’avant-garde en Belgique et en figure de proue dans sa diffusion internationale. Grâce à leur politique d’exposition libre, à leur fonctionnement démocratique et à leur organisation originale d’évènements, Les XX se démarquent sur la scène artistique existante. En marge du salon, le cercle présente également un programme de conférences sur l’art et la littérature contemporains, ainsi que des concerts de musique contemporaine. La revue L’Art moderne, créée en 1881 par Edmond Picard et Octave Maus, se fait le porte-parole de ce cercle non seulement en faisant le récit hebdomadaire de ses activités mais aussi en propageant dans des critiques et articles d’opinion les objectifs progressistes du cercle et de la rédaction. Les salons annuels, qui se tiennent d’abord dans les locaux du Palais des Beaux-Arts, puis, à compter de 1887, au Musée des Beaux-Arts (tous deux réunis en MRBAB aujourd’hui), connaissent un succès croissant. Après la dissolution des XX en 1893, les activités se poursuivent en partie au sein de La Libre Esthétique ; une attention accrue est alors accordée aux arts décoratifs de l’Art nouveau et aux expositions thématiques.